On les voit partout ces dernières années. Dans les magazines de déco, sur les comptes Instagram qui font rêver, et même dans les intérieurs les plus classiques. Les tasseaux de bois ont doucement quitté les rayons de bricolage pour s’inviter dans nos salons avec une élégance presque insolente.
Pourquoi cet engouement ? Parce qu’ils ont ce petit quelque chose de naturel et de chaleureux, tout en étant étonnamment simples à mettre en œuvre. Utilisés pour créer une cloison décorative, ils permettent de structurer l’espace sans l’enfermer, de laisser filtrer la lumière sans rien sacrifier à l’intimité. C’est ingénieux, non ?
Dans cet article, on passe en revue tous les aspects de ce projet déco accessible et tendance : pourquoi c’est une bonne idée, où l’installer, avec quoi, et surtout, comment s’y prendre sans se louper.
Les avantages d’une cloison en tasseaux
Ce qu’on aime d’abord, c’est l’esthétique. Le bois brut ou légèrement verni donne du relief à une pièce, sans en faire trop. Il s’intègre facilement à tous les styles : scandinave, industriel, bohème… ou même plus classique.
Ensuite, côté technique, c’est léger. Pas besoin d’abattre un mur ni de se lancer dans une rénovation lourde. Les tasseaux peuvent se fixer directement au sol et au plafond, ou sur une base existante. Pas de poussière, peu de bruit, et un résultat rapide. Ce qui, avouons-le, est un vrai plus quand on bricole sur son temps libre.
Et puis il y a l’aspect modulable. Une cloison en tasseaux laisse passer la lumière, joue avec les ombres, crée une séparation sans bloquer la vue. Un excellent compromis pour délimiter sans cloisonner.
Enfin, c’est une alternative bien plus abordable que la verrière, tout en étant plus design qu’un simple paravent.
Où installer une cloison en tasseaux ?
Ce type de cloison trouve facilement sa place dans toutes les pièces, ou presque. En tête des usages : séparer une entrée d’un salon. Cela permet d’avoir un vrai “sas” d’accueil sans enfermer l’espace.
Autre option : l’installer autour d’un escalier pour lui donner plus de présence, voire créer un jeu graphique sur la montée des marches.
C’est aussi une excellente solution pour isoler un coin bureau dans une pièce de vie. Ou encore pour créer une zone nuit dans un studio sans faire de gros travaux. En bref : où il y a une envie de délimitation douce, les tasseaux peuvent s’inviter.
Quel matériel prévoir ?
Pas besoin d’une panoplie de pro. Une scie (manuelle ou électrique), une perceuse-visseuse, un niveau à bulle, des équerres et quelques vis suffisent largement. Pour un rendu soigné, une ponceuse ou du papier de verre peut être utile.
Côté matériaux, il faut bien sûr des tasseaux. On les choisit en bois massif (pin, sapin, chêne, selon le budget et le rendu souhaité). Il faudra aussi des chevilles adaptées à votre type de mur ou plafond si vous fixez directement dessus.
Et si vous souhaitez une belle finition, prévoyez un vernis, une huile, ou même une peinture. Le bois brut, c’est beau, mais un peu fragile à l’usage.
Étapes de fabrication
D’abord, on mesure. On trace. On vérifie plusieurs fois (le vieux dicton “mesure deux fois, coupe une fois” a toute sa pertinence ici).
Ensuite, on fixe la structure : soit des tasseaux horizontaux haut et bas sur lesquels on viendra visser les verticaux, soit des tasseaux directement vissés au sol et au plafond. À vous de voir ce qui est le plus simple selon votre configuration.
L’espacement entre les tasseaux doit être régulier. Pour cela, rien de tel qu’une petite cale de bois découpée à la largeur choisie. On fixe, un par un. On prend son temps. C’est répétitif, mais satisfaisant.
Pour finir : ponçage rapide si besoin, puis application du produit de finition. Et voilà.
Conseils pratiques pour un rendu esthétique
Un bon rendu passe par le choix du bois. Certaines essences sont plus nerveuses, d’autres plus régulières. Le chêne a un côté chic, le pin est plus économique mais demande un peu plus d’attention aux nœuds.
L’alignement, c’est crucial. Un léger décalage, et l’œil ne verra que ça. Alors on prend le temps de bien vérifier à chaque tasseau. On ne laisse pas son niveau loin.
Côté finitions, même si le style brut est tendance, un petit vernis mat peut vraiment rehausser le bois tout en le protégeant. Surtout si la cloison est dans un lieu de passage.
Enfin, adaptez la hauteur et la largeur à la pièce. Une cloison pleine hauteur peut impressionner dans un petit espace. Parfois, une demi-cloison suffit largement.
Variantes et inspirations
Les tasseaux verticaux sont les plus courants, mais rien n’empêche d’oser l’horizontal, voire des motifs en diagonale pour un effet graphique très contemporain.
On peut aussi les associer à d’autres matériaux : une base en métal noir, une tablette en verre, un fond en tissu… L’effet est garanti. Et ça donne une vraie identité à l’espace.
Certains optent pour des cloisons amovibles : fixées sur roulettes ou simplement posées sans perçage, idéales pour les locataires ou les indécis.
Et pourquoi ne pas y intégrer des étagères ? Ou même un système d’éclairage indirect entre les tasseaux ? Les idées ne manquent pas.
Conclusion
Créer une cloison décorative avec des tasseaux, c’est accessible, rapide et gratifiant. En quelques heures, on transforme un espace. On le structure, on le sublime, sans jamais l’alourdir.
Ce projet, à la fois simple et très actuel, permet de se lancer dans le bricolage déco sans stress. Et surtout, il laisse la porte ouverte à une multitude de personnalisations. À chacun de le faire sien.
Alors, pourquoi ne pas tenter l’expérience ?

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